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Etat des Renouées Fin Mai

Les lieux surveillés ont une population de Renouée du Japon maîtrisée. Les autres sont devenus impraticables.

Article mis en ligne le 30 mai 2026

par Alexis

Ce mois de Mai s’est illustré par ses épisodes de fortes de pluie - voire de grêle - suivis d’une vague de chaleur quasi estivale. Un cocktail que la renouée du Japon apprécie beaucoup.

Alexis Labeille (Photographie, 05/2026)
Renouée du Japon dans le bois de Magnol
Le moindre espace dégagé le long des sentiers est susceptible d’être colonisé. Une fois que cela a commencé, seule une intervention humaine peut l’empêcher de gagner de plus en plus de terrain.

Vous l’avez peut-être remarqué le long des routes, dans les zones industrielles ou des coins peu entretenus, la renouée du Japon a eu tôt fait d’atteindre sa taille maximale au début du mois de Mai. Une petite excursion le long de la Dordogne près de Tauriac (dans le Lot) nous a d’ailleurs montré les ravages que peuvent provoquer cette plante une fois qu’elle s’est installée en forêt : même sous le couvert des arbres, et profitant des crues pour coloniser de plus en plus de nouveaux endroits, la renouée du Japon colonise des espaces et ne laisse rien d’autre s’y développer - comme un bambou - jusqu’à déborder sur les sentiers de promenade.

Alexis Labeille (Photographie, 05/2026)
Renouée du Japon le long d’un sentier de la Dordogne
Au 1er mai, en forêt, leur taille dépasse déjà 3 mètres de haut. Elles ont beau être facile à arracher du sol, il n’y a plus rien d’autre qui y pousse.

Aux Neyrolles, cependant, les 4 endroits sur lesquels nous intervenons régulièrement sont loin d’atteindre ce stade. Couper - voire arracher - les nouvelles pousses une fois par semaine a considérablement endiguer le développement de la plante. Pour les espaces qui avaient été les plus envahis dans le col de Colliard, les plantes indigènes ont encore du mal à reprendre possession des lieux : les orties, notamment, qui pourtant se sont aussi bien développées, s’arrêtent net à l’endroit où les anciens plus hauts buissons de Renouée se trouvaient. Il va falloir encore quelques années pour que la biochimie du sol se régénère.

Alexis Labeille (Photographie, 05/2026)
Spot surveillé au bout du chemin des Scies
Juste en face du marais envahi par les Renouée du Japon, et à côté d’un dépôt de déchets végétaux lui-même affecté, cet espace que l’on surveille des deux côtés du cours d’eau a encore une végétation variée au 30 Mai 2026.
Alexis Labeille (Photographie, 05/2026)
Buissons de renouée du Japon le long du Chemin des Scies des Neyrolles
Au 30 Mai 2025 et malgré quelques passages à la machette, les buissons ont atteint leur taille maximale, menaçant de se propager de l’autre côté de la route, dans la forêt.

Face au petit ruisseau dans les Neyrolles, une zone anciennement marécageuse a été complètement colonisée par la Renouée. Les tiges au bord de la route ont été sectionnées à la machette, mais il a suffi de deux semaines de fortes chaleur et les buissons se sont complètement régénérés. Démarrer la lutte au milieu du printemps est beaucoup plus difficile.

Alexis Labeille (Photographie, 05/2026)
Rejetons de Renouée du Japon près de la rivière
Avant notre passage, de l’autre côté de la rivière par rapport à la photo précédente, les rejetons menacent d’empiéter sur le chemin de gravier et sur la végétation locale en bordure de forêt. Si on ne fait rien, ils pourraient devenir des buissons ingérables, c’est pourquoi ils ont été arrachés.

Tout ceci nous montre que des actions fréquentes sur des petits espaces est effectivement beaucoup plus fructueux qu’une intervention mensuelle tardive. Soyez vigilants ! Adoptez un spot et cueillez-y la renouée tant qu’elle est encore jeune, c’est la meilleure façon de protéger la flore environnante - et votre chemin de promenade !