François, notre trésor (trésorier et mécanicien, comment l’appeler autrement ?), a eu le plaisir de régler le démarreur d’une jolie 2CV Charleston, sous les yeux attentifs d’un de nos padawans.
C’est de la vraie mécanique, pas d’électronique qui se croit plus maline.
Il faut avoir l’oreille musicale du mécanicien auto, une faculté qu’on développe parfois spontanément. D’aucuns disent, surtout quand on a une Renault ("avec Renault, tous les jours un bruit nouveau").
Il faut aussi de la poigne et savoir doser son effort.
Mais surtout, en l’occurrence, il fallait savoir contrôler les charbons et remplacer les bagues de rotation du démarreur.
Et là, problème : la disponibilité des pièces !
En mobilisant les copains qui ont accès à de l’outillage de mécanicien mouliste, il a été possible de fabriquer des bagues de rechange, temporaires, le temps de retrouver des pièces disponibles sur les sites spécialisés.
Après cela, il a fallu régler la carburation en modulant avec doigté et oreille la vis de richesse d’air et la vis de ralenti.
S’il y a trop d’air, le moteur a des ratés, et s’il n’y a pas assez d’air, le mélange est trop riche en essence, la voiture surconsomme.
Une opération en 4 temps, donc.
La dame est sauvée
Elle ronronne impeccable
Que du bonheur.

